Hypnothérapeute à Vannes, Frédéric Gindre

La statistique est frappante et pourtant bien réelle : au sein de mon cabinet d’hypnose à Vannes, le protocole que j’ai développé pour l’arrêt du tabac affiche un taux de réussite de 85%. Un chiffre qui interpelle, surtout lorsque l’on connaît le parcours semé d’embûches et de rechutes que représente le sevrage tabagique pour la majorité des fumeurs. Cette réussite ne repose pas sur une formule magique, mais sur un changement de paradigme fondamental : ne plus faire de l’addiction elle-même le champ de bataille, mais de remonter à la source même de son installation. C’est cette approche, éprouvée et affinée au fil des accompagnements, que je vous propose de découvrir. Elle est au cœur de la pratique que je mets en œuvre quotidiennement à Vannes, offrant un cadre propice à cette profonde transformation.

Traditionnellement, la lutte contre le tabac se focalise sur le symptôme : l’acte de fumer, la dépendance physique à la nicotine, la gestuelle. Cette approche place la personne dans un état de conflit permanent, mobilisant une volonté qui, bien souvent, s’érode face à la pression des habitudes et des émotions. Mon protocole opère un renversement complet. Il part d’un postulat simple : fumer n’est jamais un comportement qui arrive par hasard. Il s’est installé, à un moment donné du passé, comme une réponse, une compensation, une solution à un état émotionnel ou une perception particulière. L’addiction, en ce sens, est une illusion de besoin. Elle masque un mécanisme plus profond, ancré dans la mémoire émotionnelle. Le véritable levier du changement ne réside donc pas dans la contrainte, mais dans la libération de ce qui a créé ce besoin de compensation.

Le travail en hypnothérapie, dans ce cadre précis, ne consiste aucunement à effacer l’histoire personnelle. Le passé, avec ses événements, demeure immuable. En revanche, ce qui peut radicalement évoluer, ce sont les ressentis qui y sont associés. Une sensation de vide, un stress aigu, un sentiment d’exclusion, une recherche d’appartenance ou de réconfort… Ces états internes, souvent liés à des souvenirs parfois oubliés consciemment, ont pu trouver dans la cigarette une « ancre » de soulagement apparente. L’accompagnement que je propose en cabinet vise à harmoniser la relation à ces souvenirs. En état de conscience modifié, propice à un dialogue avec l’inconscient, il devient possible de revisiter ces moments non plus avec la charge émotionnelle initiale, mais avec les ressources et la compréhension de l’adulte que l’on est aujourd’hui. Cette réassociation émotionnelle est une clé majeure. Lorsque le souvenir n’est plus porteur de la même charge, le comportement compensatoire qu’il avait engendré perd sa raison d’être. La cigarette n’a alors plus de fonction. On ne se prive pas, on se libère. C’est en cela que le processus est vécu non comme une privation, mais comme un allègement.

Cette philosophie de la libération est d’autant plus efficace qu’elle s’accorde parfaitement avec les mécanismes naturels de notre psyché. Notre ego, souvent perçu comme un saboteur dans les régimes ou les tentatives d’arrêt, recherche naturellement la facilité et le confort. Plutôt que de le combattre frontalement – une bataille épuisante et souvent perdue d’avance – l’hypnose propose de l’intégrer dans la stratégie. L’idée est de suggérer à l’inconscient une nouvelle forme de « facilité ». Quelle est la voie la plus simple ? Continuer à dépendre d’une substance, à en gérer l’approvisionnement, l’impact sur la santé, le coût financier et social ? Ou retrouver une autonomie naturelle, une liberté de respirer pleinement, une énergie retrouvée ? Présentée ainsi, et profondément ancrée par le travail sur l’origine, l’option de la non-fumée devient la solution de confort que l’ego peut choisir. Il s’agit d’un recalibrage profond des motivations internes, rendu possible par l’ambiance sécurisante et personnalisée de l’accompagnement en séance individuelle à Vannes.

Une autre facette essentielle du succès de ce protocole réside dans la définition de l’objectif lui-même. L’enthousiasme de la décision amène souvent à viser une montagne trop raide à gravir d’un seul élan. Passer de vingt cigarettes par jour à zéro en une semaine, ou vouloir effacer vingt ans de tabagisme en un mois, sont des ambitions louables mais qui contiennent en elles-mêmes le germe de l’échec, car elles sont trop brutales et peu réalistes pour le système nerveux et les habitudes profondes. L’échec à tenir un objectif irréaliste génère alors découragement et renforcement du sentiment d’impuissance. La stratégie gagnante, que nous co-construisons lors de la première séance, consiste à établir un objectif suffisamment ambitieux pour motiver, mais surtout parfaitement réalisable pour le système corps-esprit de la personne. Parfois, l’objectif le plus réaliste et durable n’est pas l’arrêt brutale, mais une descente régulière et maîtrisée. Prenons l’analogie avec un rééquilibrage alimentaire. Personne ne deviendrait marathonien en une semaine après des années de sédentarité. On commence par marcher, puis par courir quelques minutes. Pour le tabac, le principe est similaire. Une réduction progressive et consciente, consolidée à chaque étape par le travail sur les déclencheurs émotionnels, permet à l’organisme et au psychisme de s’adapter sans trauma. Cette approche respectueuse du rythme de chacun, où chaque palier est une victoire consolidée, est un pilier fondamental des résultats durables obtenus ici à Vannes. Elle transforme le parcours d’arrêt en un chemin de reconquête de soi, étape par étape.

C’est la synthèse de ces éléments – la recherche de l’origine émotionnelle, la transformation des ressentis liés au passé, l’alliance avec les mécanismes naturels de l’esprit et la fixation d’un objectif sur-mesure et réaliste – qui forme le socle de ce protocole. L’environnement du cabinet, un espace de confidentialité et de bienveillance à Vannes, est lui-même un catalyseur. Il offre le cadre idéal pour cette plongée intérieure et cette reconstruction. Les 85% de réussite ne sont pas le fruit du hasard, mais la conséquence logique d’une méthode qui traite la cause et non l’effet, qui libère au lieu de contraindre. Arrêter de fumer devient alors bien plus qu’une simple modification comportementale ; c’est une démarche d’hygiène émotionnelle qui résonne bien au-delà de la cigarette, touchant à l’équilibre et à la liberté personnelle.

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